Le Dôjô Bushido de Fribourg (Suisse) est dirigé depuis de nombreuses années par Séverin Corpateaux. JÔDÔ, historique de notre écoleLa légende veut que le samouraï Musô Gonnosuke (1596-1614) se mesura avec les meilleurs de son temps et ne fut jamais vaincu jusqu'au jour où il rencontra le célèbre Miyamoto Musashi. Lors de ce duel, Musô Gonnosuke fut vaincu par la redoutable technique à 2 sabres de Miyamoto Musashi. Après cette défaite, Musô Gonnosuke sillonna le pays pour renforcer sa pratique en étudiant de nombreux styles; il se retira ensuite dans un Sanctuaire pour y réfléchir et trouver l'inspiration en vue d'un nouveau duel. Finalement, il fut convaincu d'avoir trouvé l'arme idéale, avec un simple bâton un peu plus long (128 cm) qu'un sabre moyen, mais avec l'avantage d'avoir autant de lames que de degrés sur sa circonférence. Musô Gonnosuke adapta et mis en pratique les différentes techniques basées sur les armes qu'il avait étudiées, dont la lance, la hallebarde, le grand bâton et le sabre. Ainsi naquit le Jôjutsu ! Selon la légende, Musô Gonnosuke obtint de Miyamoto Musashi un nouveau duel qu'il remporta cette fois, et ce fut la seule et unique défaite du célèbre Miyamoto Musashi. La tradition Shintô Musô Ryû s'est perpétuée depuis sa création (1605) à nos jours; Me Shimizu transforma, après le 2ème guerre mondiale, le "jôjutsu" en "jôdô" qu'il souhaita développer à travers le monde; cette école a été introduite en Europe par Me Pascal Krieger, Menkyo Kaiden, qui suit actuellement l'enseignement de Me Nishioka Tsuneo; les différents dôjôs européens sont regroupés au sein de la Fédération Européenne de Jôdô. JÔDÔ, la pratiqueLe Jôdô se pratique à deux, d'un côté le sabre de bois qui remplace le sabre original (Katana), de l'autre le bâton qui sert à la défense; c'est une pratique très dynamique qui demande une grande concentration. La pratique du Jôdô favorise la prise de conscience de son propre corps et la présence d'un "adversaire" développe la concentration et la vigilance. L'absence de compétition et le respect des enseignements ont permis de préserver les techniques traditionnelles, dans un esprit de Budô, où l'aspect martial n'est pas prioritaire; une pratique assidue permettra aussi à l'élève de développer ses qualités personnelles et de cultiver les valeurs de notre école, Shintô Musô Ryû, qui sont les 5 "Gojô" : |
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Comme dans beaucoup d'écoles traditionnelles, l'étude porte sur plusieurs armes. Nous apprenons assez rapidement les notions de base du sabre (Ken), puis les katas de Kenjutsu de notre école. Plus tard l'élève commencera l'apprentissage du bâton court (Tanjo) et ensuite les plus avancés s'initieront au maniement de la faucille avec chaîne et boule d'acier (Kusarigama) et de la matraque de fer (Jutte). En parallèle à l'étude du Jôdô beaucoup d'élèves pratiquent le Iaïdô, l'art de dégainer le sabre. |